[Innovation] Retour vers le futur : la 4ème édition du salon BIG de Bpifrance avait pour thème « Demain ! »

Pour cette édition 2018, 43 000 entrepreneurs se sont rassemblés pour créer un événement plus que jamais tourné vers l’avenir.

Traditionnellement le premier invité à prendre la parole après Nicolas Dufourcq (Directeur Général de Bpifrance) n’est autre que Xavier Niels (lien). Il a rappelé l’importance d’encourager les gens à entreprendre afin faire grandir les entreprises françaises et les rendre plus compétitives. Pour rendre cela possible, 3 éléments sont indispensables :

  • Le financement de ces entrepreneurs. La France est aujourd’hui mondialement reconnue comme un lieu privilégié pour entreprendre car le niveau de financement des projets y est élevé, que ce soit par les institutionnels tout comme les investisseurs privés (Business Angels, fonds …)
  • La formation, d’où la création de l’école 42 qui doit apporter la matière pour alimenter ces nouvelles entreprises. Cette nouvelle école se fonde sur l’égalité des chances pour accéder au savoir.
  • La visibilité de cette émulation entrepreneuriale française dans le monde. C’est pour cela que le plus grand incubateur du monde à Paris se construit en ce moment même à Paris !

Parmi les 300 ateliers thématiques, voici 3 exemples que nous avons pu suivre :

Les ICOs vont-elles s’imposer en France ?

Commençons par une définition de ce qu’est une ICO : Une Initial coin offering (ICO) est une méthode de levée de fonds fonctionnant via l’émission d’actifs numériques échangeables contre des cryptomonnaies durant la phase de démarrage d’un projet. Ces actifs, appelés « tokens » (jeton numérique), sont émis et échangés grâce à la technologie blockchain.

Aujourd’hui les institutions bancaires restent en retrait de ces levées de fonds car le cadre légal est encore inexistant. Elles travaillent cependant à la définition de la future réglementation avec pour objectif de ne pas entraver leur bon déroulement. Elles voient la blockchain comme une révolution structurante de l’économie de demain ce qui peut laisser à penser que la France pourrait bien devenir une place forte mondialement reconnue pour les ICOs.

Comment accélérer le transfert de technologie ?

De manière générale pour passer de la recherche fondamentale à l’utilisateur final, nous retiendrons les points suivants :

  • Nouer des partenariats long terme avec les laboratoires de recherche fondamentale. En créant des unités mixtes de recherche sur des thématiques pré-identifiées
  • Intégrer des chercheurs en interne afin de faciliter les échanges
  • Se répartir les rôles : les chercheurs académiques continuent leurs travaux de recherche fondamentale sans entrave sur leurs publications pour ne pas freiner leur carrière (tout en respectant les règles de protection) et l’industriel s’occupe de l’applicatif.
  • Collaborer étroitement avec les start-ups, via notamment un fond dédié.

Esport : pourquoi rentrer dans le jeu ?

L’engouement pour cette nouvelle discipline est énorme, mais encore peu relayée dans les médias traditionnels.

Avec une économie de 1 milliard $ au niveau planétaire et 300 millions de joueurs. A horizon 2025, les dernières études parlent de 20 milliards de $ … voilà pour le cadre !

Pourquoi et comment est-ce possible ? Les investissements du sport traditionnel sont en train de glisser vers le e-sport (exemple du PSG qui a récemment créé une équipe de e-sport) car il existe de fortes similitudes entre les deux mondes :

  • Les valeurs sont alignées,
  • Les modèles économiques sont identiques,
  • Les marques sont les mêmes ou presque : aujourd’hui les marques présentes dans le e-sport sont des marques dites « captives » (constructeurs de puces, assembleur, …). Les autres tels que les équipementiers (Nike, Adidas, …) sont en train d’arriver,
  • Les communautés de fans fonctionnent de la même manière,
  • Il existe des similitudes entre les athlètes de haut niveau et les cyber-athlètes : le sport qui combine le plus de points communs avec le e-sport est le pilotage automobile (notion d’écuries, notion de talent, réflexes, rapidités, stratégies, sponsoring…).

En France pour le moment c’est 5 millions de joueurs et 50 millions d’euros d’économie. Les éditeurs de jeux restent principalement les américains et les chinois.

En 2018 les dotations aux vainqueurs ont atteint 360 millions de $, soit plus que le celles du circuit ATP. Ce chiffre est multiplié par 3 chaque année … Enfin, l’américain Ninja gagne 1 million de $ par mois en jouant à Fortnite !!!

Enfin le Ministre de l’économie et des finances Bruno Lemaire est venu parler Loi Pacte mais aussi innovation et sanctuarisation du Crédit d’impôt Recherche entre autres … lien

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