Palmarès 2018 des déposants de demandes de brevets en France

L’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) a récemment publié le palmarès 2018 des principaux déposants de brevets en France. Globalement ce classement reste inchangé en 2018, Valeo reste le leader incontesté. La principale nouveauté réside dans le fait que, cette année, l’INPI a réalisé pour la première fois un Top 10 des entreprises de taille intermédiaires (ETI) et des petites et moyennes entreprises (PME) déposantes de brevets.

Hiérarchie des grands déposants de brevets en France

Le graphique ci-dessus illustre le top 20 des principaux déposants de brevets en France en 2018 selon l’INPI.

Valeo reste en 2018 le leader incontesté des déposants avec 1355 demandes de brevets publiées en 2018 contre 1110 l’an dernier (soit une hausse de 22%). Cela récompense un effort en R&D sans précédent puisque 2 milliards d’euros de budget ont été consacrés à la R&D par Valeo, dont un tiers pour le véhicule autonome et la moitié pour les technologies visant à réduire les émissions de CO2.

Le secteur automobile est très représenté, car dans le top 5 des déposants, outre Valeo, PSA et Renault en font partie et totalisent plus de 1500 brevets à eux deux (2/3 pour le premier, 1/3 pour le second qui reprend la 5ème place du classement au CNRS).

Les organismes publics sont toujours bien présents en France, avec le CEA en 4ème position et 674 demandes publiées, et donc le CNRS, 6ème avec 401 demandes.

Enfin la plus forte progression est signée Alstom qui après avoir fait un bon de 110 % l’an dernier progresse encore cette année de 30 % et compte 131 demandes publiées en 2018.

Ce classement permet de dresser un tableau des savoirs faire français en matière d’innovation, les trois secteurs les plus innovants en 2018 étant la mécanique (47% des demandes de brevet), l’électronique (27%) et la chimie (19%).

Pascal Faure, Directeur général de l’INPI souligne que « ce palmarès souligne la force de l’industrie française, avec des champions au plan mondial, notamment dans les secteurs de l’automobile, du transport ferroviaire, de l’aéronautique et de l’énergie, mais aussi de l’électronique et de la chimie. Il montre aussi clairement le poids de la recherche publique et l’intérêt de poursuivre le travail engagé par l’Etat pour accentuer la collaboration entre laboratoires de recherche et entreprises. »

Rappelons que les factures correspondant à des travaux de R&D sous-traités notamment à un organisme public ou à une université sont doublées dans le CIR de l’entreprise donneuse d’ordre.

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