[Innovation] Proposition de création d’un organisme Européen dédié à l’innovation verte

Dans un rapport remis au chef de l’état Français, les économistes Olivier Blanchard et Jean Tirole prennent position pour la création d’un organisme de R&D européen dédié à l’innovation verte.

En effet, ils affirment le besoin d’innover intensément dans les technologies vertes pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles et basculer vers une économie plus écologique. Cependant, Olivier Blanchard et Jean Tirole déconseillent d’investir dans le verdissement des énergies fossiles (captage, séquestration et traitement du carbone…) pour que les subventions ne favorisent pas la consommation de ce type d’énergies.

Les deux économistes proposent ainsi la création d’un organisme spécialisé dans la R&D et l’innovation verte à l’échelle européenne, qui aura plus de moyens que si un seul état membre le créé. Cette agence serait sur le modèle de l’organisme américain Arpa-E. La gouvernance adaptée de cette organisation permettrait de financer de manière adéquate les innovations à haut potentiel tout en limitant les risques pour les fonds publiques.

Le portefeuille de projet de cet organisme étant très ambitieux, il va rencontrer des échecs qu’il faudrait accepter et utiliser pour s’améliorer. Ainsi pour limiter l’impact de ces projets, Blanchard et Tirole proposent une clause d’extinction pour permettre de stopper le financement si besoin.

Cet organisme a des points de similitude avec le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI), cependant cette nouvelle organisation devrait plus impliquer les scientifiques sur la constitution du portefeuille d’investissement d’avenir mais moins sur la prise de décision. Cela permettrait à l’agence européenne de plus mettre l’accent sur l’objectif à atteindre que sur les moyens à mettre en œuvre. Ainsi il est important que cet organisme attire des scientifiques internationaux de haut niveau, avec les moyens nécessaires, pour qu’ils prennent des rôles décisionnaires.

Cette initiative pourrait permettre, à terme, d’obtenir le leadership mondial sur certaines technologies écoresponsables et à forte valeur ajoutée.

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