Cours du chercheur 2022 : l’ANRT publie son étude

L’étude, basée sur les données R&D de 13 entreprises multinationales qui ont une localisation en France, met en avant que sans le CIR, la France serait sur le podium des pays où le chercheur coûte le plus cher.

Etant donné la forte mobilité des emplois scientifiques, le CIR, notamment à travers le dispositif jeunes docteurs, est primordial pour sauvegarder la compétitivité de la France.

Les auteurs soulignent aussi l’écosystème public-privé en R&D pour expliquer la prédominance de l’effectif R&D en France des sociétés consultées.

Au plan international, un chercheur basé aux Etats-Unis est pour la première fois depuis 2011 et que l’étude est menée, cinq fois plus cher qu’un scientifique basé en Inde. Le plein emploi américain explique cette hausse.

Au niveau européen, les écarts tendent à se réduire, la France se rapprochant du coût des chercheurs allemands et surtout anglais, et le coût du chercheur espagnol continue de diminuer rapidement. Les augmentations des coûts de l’énergie et l’inflation ont eu des effets variables selon les pays.

A contrecourant de rapports sur le CIR qui soulignent sa relative efficacité notamment pour les grands groupes, l’ANRT rappelle que sans ce dispositif, le chercheur français couterait beaucoup plus cher aux sociétés.

Source https://www.aefinfo.fr/assets/medias/documents/5/4/545095.pdf